Charles Jean-Baptiste Léon dit Charley
Il naît le 7 juin 1910 à Mirecourt. En 1926 lui aussi est à l’établi pour ses 16 ans, auprès de son père. Il ne semble pas avoir connu d’autre atelier, et doit assurer la succession un peu tôt, certainement sous la tutelle de Jean LARCHER.

Le 2 décembre 1935, il épouse Marie Thérèse Marcelle BERTIN, originaire du Mans.
En 1936, l’atelier compte toujours 8 personnes :
Paul AUDINOT, Jules-François et René EULRY, Emile JEANDAT, Ernest JEANDEL et Charles TETERTIENNE sous la direction  du jeune Charles, et de Henry-Jean LARCHER 
Cette même année ou la suivante, édition de deux nouveaux catalogues semblables aux précédents, qui donnent l’impression que ni Charles Jean-Baptiste, ni Charles Louis ne sont morts ! Les étiquettes sont toujours les mêmes, mais des instruments au nom de LARCHER apparaissent dans cette édition. Dans un des deux, on trouve de nouveau des attestations d’artistes, mais cette fois correspondant à des clients récents de la maison, moins illustres que dans le catalogue de 1912.
En 1939, M. LARCHER est élu président du syndicat des artisans de la lutherie artistique Française de Mirecourt, succédant à M. APPARUT. La période est troublée  Les artisans mirecurtiens créent une coopérative d’approvisionnement. En 1940, G APPARUT reprend la présidence. Mr LARCHER en sera secrétaire général en 1941, puis de nouveau président en 1945. Cela montre l’investissement de cet homme pour la défense de sa profession
L’exportation est toujours importante, et l’on trouve des instruments à ce nom dans divers catalogues de vente étrangers, comme par exemple celui de la maison FISCHER de New York, postérieur à 1944. Outre les prix obtenus au 19eme siècle par Ch. JB de Paris, apparaît la mention d’un Grand prix de Lorraine à Nancy en 1944
De nombreux apprentis furent formés rue Germini, mais peu poursuivirent la carrière. Parmi ceux-ci : en 1948-49 : Michel LOTTE qui reprendra un temps une fabrication d’étuis dans le cadre du CHS de Ravenel ; en 1951 : Pierre MAULEVRANT, Michel GRANGER, Robert GODARD, André PUAUD, Jean DELPRATO , mais aussi Henri MILLER vers 1930, qui s’installera à Poussay en 1942, et Jules ROBELUS dans les années 40. 
Cette même année 1951, la maison est hors concours et membre du jury à l’exposition artisanale d’Epinal, mais la crise s’aggrave et LARCHER quitte la maison à 50 ans. Il mourra à Orléans le 9 août 1978.
Au recensement de 1954, il reste 3 personnes : Charles COLLIN MEZIN, Robert BAUMAN spécialiste des violoncelles et surtout des contrebasses, et Eugène GUINOT. En décembre de cette année 1954, un article paraît dans le journal local, où Charley prédit que la lutherie d’art COLLIN-MEZIN disparaîtra avec lui. Cet article conforte les erreurs habituelles : les trois dernières générations auraient le même prénom, la lutherie dans la famille remonte même maintenant à 1744, etc..)
Comme salariés extérieurs, il faut bien sûr citer Jean DELIGNON pour les manches, qui fut apprenti de la maison et Louis VIGNERON dit le Zico pour le vernissage. Le débit de bois était effectué par  André DUFOUR, qui travailla aussi pour les maisons THIBOUVILLE et LABERTE.
La maison COLLIN MEZIN ferme ses portes en 1960. Eugène GUINOT prendra sa retraite officielle à cette occasion. Charles Jean Baptiste Léon, dit Charley meurt dans les Pyrénées le 9 novembre 1987.